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Amicale de Lyon : Balade à « La Guill »

La Guillotière : balade du 29 mars 2018.

14 gones et fenottes de l’amicale se sont donné rendez-vous devant la mairie du 7ème arrondissement pour se bambaner dans le quartier de la Guillotière, sous la conduite de Claudine.

L’histoire de ce quartier est surprenante.
Pendant longtemps, le Rhône, fleuve impétueux et infranchissable, fut la frontière naturelle entre Lyon, situé sur la rive droite, et la Guillotière située sur la rive gauche.
Cette plaine alluviale a été souvent inondée par le Rhône au fil des siècles. Nous retiendrons l’inondation de 1840 qui a détruit 231 maisons, et surtout celle de 1856 qui en a détruit 422 et fait 19 morts. A cette époque, les maisons étaient principalement construites en pisé, matière très vulnérable à l’eau. De nouvelles normes de construction ont été édictées à cette époque pour éviter de nouvelles catastrophes.

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A l’époque romaine, la Guillotière dépendait de la province de la Narbonnaise. En 1348, elle fut rattachée à l’Etat du Dauphiné créé au 12e siècle. Un pont, achevé vers 1570, favorisa les flux migratoires et permit le développement du bourg de la Guillotière, souvent en conflit avec Lyon. Après maintes tentatives, Lyon parvint à l’annexer en 1852, et, après diverses péripéties, la Guillotière constituera le 3ème ardt jusqu’à la création du 7ème en 1912.

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Nous visitons la salle des mariages de l’imposante mairie du 7ème où nous pouvons admirer de magnifiques peintures réalisées par Pierre Combet-Descombes.

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Puis, au cœur des voûtes qui bordent la gare Jean-Macé, nous découvrons la fresque du centenaire, créée par la Cité de la Création en 2012, qui nous propose, en 24 tableaux, de retracer l’histoire des 100 ans de l’arrondissement (1912-2012).

Arrivés au cœur de l’arrondissement, nous découvrons entre autres, la maison qui abritait les Compagnons du Tour de France (la cayenne),

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l’immeuble sur voûte de la rue Saint Michel, une plaque à l’endroit même où Claude Bourgelat a créé la première école vétérinaire du monde, l’église ND-Saint Louis, la caserne de pompiers Rochat qui abritait avant un hospice de vieillards qui lui-même succédait au couvent de Picpus.

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Les rues « Basse-Combalot » et « Creuset » rappellent l’action de ces aménageurs du 19ème siècle qui ont dessiné le quartier de la Guillotière tel qu’il apparaît aujourd’hui. Nous pouvons observer de nombreuses anciennes auberges, témoins des activités de roulage du faubourg.
Notre balade nous conduit Place du Pont, ainsi nommée car l’ancien pont de la Guillotière (et unique pont sur le Rhône jusqu’en 1776) arrivait à cet endroit et rebaptisée aujourd’hui place Gabriel Péri.
Notre découverte se termine place Jutard.

Un petit bonus : nous nous envoyons un p’tit gorgeon derrière la cravate, quai Augagneur, au Café du Rhône, classé au Patrimoine XXe siècle, qui présente des céramiques et des vitraux magnifiques.

Rendez-vous est pris pour une nouvelle balade, le jeudi 31 mai, pour découvrir le domaine de Gerland, du 17ème siècle à nos jours.

Rédaction et photos : Alain Ménard



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