Amicale de Lyon - Balade « Histoire sur la place »

Balade Lyonnaise du 23 juin 2017

Nous voilà donc, que des fenottes, à notre rendez-vous Place Bellecour, la plus grande de Lyon, la cinquième de France. C’est également la plus grande place piétonne d’Europe.

La place Bellecour constitue le point kilométrique 0 de Lyon : toutes les distances sont comptées à partir de ce point. Il est traditionnel à Lyon de se donner rendez-vous « sous la queue du cheval ».

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C’est en 1708 que Louis XIV obtient la possession définitive de la place. En 1715, elle devient place Royale. Nommée place Louis-le-Grand, elle est ornée d’une statue de bronze représentant le roi et réalisée par Martin Desjardins. Autour de la place sont alors construits des édifices, dont les façades sont dessinées par le premier architecte du roi, Robert de Cotte.

À la Révolution, un autel de la Liberté y est élevé le 14 juillet 1790. La place change alors de nom et devient place de la Fédération. On y installe une guillotine en 1792. La statue royale est détruite en 1793, et la place devient place de l’Égalité. Redevenue place Louis-le-Grand sous la Restauration en 1814, elle s’orne d’une nouvelle statue de Louis XIV, due au sculpteur François-Frédéric Lemot, inaugurée le 6 novembre 1825. Ce n’est que sous la Troisième République que la place prend son nom actuel de place Bellecour.

Place Antonin Poncet

Sur la place Antonin Poncet se trouve le clocher-tour de l’ancien hôpital de la Charité. L’hôpital, construit en 1622, a été détruit en 1934. Seul le clocher a été conservé. Il s’agissait à l’époque du deuxième plus grand hôpital de Lyon après l’Hôtel Dieu. Il s’agissait en fait plus d’un hospice que d’un hôpital.

La place porte le nom du médecin lyonnais Antonin Poncet (1849-1913) qui exerçait à l’Hôtel Dieu. A sa création la place était dénommée Place de la Charité.

Place des Célestins

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La place doit son nom aux religieux de l’Ordre des Célestins qui y étaient installés de 1407 à 1778. Le nom du théâtre des Célestins vient du couvent de célestins qui occupait l’emplacement. Un premier théâtre, appelé théâtre des Variétés, est inauguré le 9 avril 1792. En 1871, un incendie détruit entièrement l’édifice. Le bâtiment actuel est l’œuvre de Gaspard André. Inauguré le 1er août 1877, il brûle dans la nuit du 25 au 26 mai 1880. Gaspard André est choisi pour reconstruire le Théâtre des Célestins (théâtre à l’italienne). Lors des fêtes des Lumières le thème de l’incendie est souvent repris.

Place des Jacobins

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Elle doit son nom aux religieux Jacobins de l’ordre de Saint Dominique qui ont occupé l’immeuble sur le côté sud de la place (voir plaque).Jusqu’en 1782, la place est appelée place Confort. Après cette date, elle devient place des Jacobins. En 1794, elle est rebaptisée place de la Fraternité. Après avoir changé de nom deux fois, place de la Préfecture, puis de l’Impératrice, elle est renommée place des Jacobins en février 1871.

La fontaine, autrefois désignée la fontaine des bavards, est un hommage à des hommes célèbres.

Place de la Baleine

L’explication de l’origine de son nom serait qu’une enseigne avec un dauphin se trouvait autrefois sur la place du Grand-Palais. On explique que le dauphin figurait dans les armoiries des comtes de Forez, dont la résidence était à proximité. La confusion entre le dauphin et la baleine explique donc l’adoption de ce nom par les vieux Lyonnais.

En 1827, on comptait 21 métiers à tisser place de la Baleine, et 8 dans la rue. Très vite, les canuts allaient cependant quitter ce quartier pour émigrer vers la Croix-Rousse, son plateau et ses pentes.

Place du Gouvernement

L’hôtel du Gouvernement a été construit pour y installer le représentant du roi dans la ville, appelé le gouverneur, et ce jusqu’à la fin du 18ème.

Place du Change

Dès le XIIIème siècle, les nombreuses opérations de change de la ville se tiennent ici, à la descente du pont de la Saône (4 foires par an) en extérieur. L’édifice ne comporte que 4 arcades. Cela se passe sur des bancs (d’où le nom de banque, banquier….).

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Au Moyen Âge, la population de la place et de son quartier est populaire. Cela change à la Renaissance, lorsque les banquiers et marchands s’y installent progressivement, rejetant les

personnes de condition plus modeste plus au sud. De très nombreux italiens s’installent alors sur cette place.

L’édifice est amélioré en fermant les arcades et le premier édifice officiel consacré aux opérations de change date de 1653. Il s’agit de l’actuel Temple du Change, réaménagé et agrandi par Soufflot au milieu du 18ème. Les banquiers tiennent le commerce jusqu’à la Révolution dans cet établissement. Depuis 1803, il est affecté au culte protestant.

Place St Paul

La place Saint-Paul fût créée à l’occasion de l’ouverture de la Gare Saint-Paul en 1876.

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Le funiculaire qui servait à emmener les morts jusqu’au cimetière de Loyasse sur la colline de Fourvière partait de la place Saint-Paul. Bien que démontée, les traces de la gare de départ sont encore visibles.

Place St Vincent

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Les artistes de la « Cité de la Création » réalisent en 1992, à Barcelone, la fresque des balcons de Barcelone : il s’agit d’une fresque en trompe-l’œil comportant une trentaine de catalans célèbres : Joan Miró, Pablo Casals, Pablo Picasso…Devant le succès de cette œuvre, Michel Noir alors maire de Lyon demande aux mêmes artistes de préparer un projet similaire pour Lyon. Le mur choisi sera cette façade aveugle de 800 m2 sur lequel de célèbres lyonnais sont représentés, la fameuse Fresque des Lyonnais.

Place Gabriel Rambaud

Les Augustins se sont installés ici fin 13ème .

En 1824, Martin, un lyonnais qui avait fait fortune en Inde fit reprendre les bâtiments pour y installer une école, La Martinière. La statue au centre de la place représente Martin et trois des plus fameux professeurs de l’école en buste, Charles Henri Tabareau, Louis Gaspard et Gaspard Alphonse Dupasquier ainsi que des bas-reliefs représentant leurs cours. Auparavant il y avait deux halles, elles étaient alors ouvertes. Il n’en reste qu’une aujourd’hui.

Place Sathonay

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En son centre se trouve la statue du sergent Blandan, né dans le quartier et mort pendant la conquête de l’Algérie, en 1842. De l’ancien couvent des religieuses, seul subsiste un ancien bâtiment, la mairie du 1er arrdt.

Place des Capucins

Cette place date du début du 19e siècle, elle a été créée par la démolition d’immeubles antérieurs.

Place du Forez

La place du Forez occupe l’emplacement du centre du jardin des Capucins. Les moines, établis en 1622, ont été chassés à la révolution et les locaux vendus en 1790. C’est une place toute ronde, en se plaçant au milieu et en regardant le ciel, nous voyons que les bordures de toit dessinent un cercle presque continu.

Place des Terreaux

En 1646, Simon Maupin bâtit sur la place l’Hôtel de ville de Lyon, reconstruit par Jules Hardouin-Mansart, à la suite de l’incendie de 1674. La fontaine Bartholdi, à l’origine commandée par le maire de Bordeaux, a été achetée par le maire de Lyon, Antoine Gailleton, en 1890. Notre guide nous conte l’histoire du fameux heurtoir « tape du cul » de la porte de l’Hôtel de ville…….les curieux iront sur le web pour en savoir plus !

A plus de 17h. fin de notre bambane, sous un soleil de plomb.


Texte de Françoise Lentzen
Photos de Mireille Bagneux.





  • Amicale de Lyon - Balade « Histoire sur la place »
    5 août 2017, par jean.marc.l.morin@gmail.com

    Excellente narration déambulatoire, félicitations !
    J2M

  • Amicale de Lyon - Balade « Histoire sur la place »
    3 juillet 2017, par André Geoffray

    UN BEL ARTICLE !!!
    Bravo
    Félicitations
    André de Lyon