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AMICALE DE NICE - Balade au Cros de Casté - Gorbio le lundi 27 février 2017 compte-rendu et photos

le lundi 27 février 2017

Edifiée entre 1928 et 1940, la Ligne Maginot a été conçue dans le but de rendre inviolable le territoire français. Des forts tout nouveaux, bénéficiant de l’expérience de la guerre de 14/18, ont été construits, dissociant l’armement des zones de vie et de stockage des munitions.

Dans les Alpes-Maritimes, les menaces de Mussolini sur Nice ont amené le gouvernement français à élaborer un programme de fortifications visant à verrouiller les quatre accès qui conduisent à Nice depuis l’Italie : les routes de Menton, Sospel, les vallées de la Tinée et de la Vésubie. Situé à 321 m d’altitude, l’ouvrage de Roquebrune-Cornillat occupe une position stratégique. Son rôle a été particulièrement efficace lors des combats de 1940, en bloquant l’avancée italienne.

Le fort est composé de quatre blocs en béton étanche. Les puits permettant d’accéder des blocs aux galeries souterraines qui les reliaient étaient de grande dimension, en complément d’un escalier et d’un ascenseur central. L’entrée « hommes » était séparée de l’entrée pour les approvisionnements en armes, munitions, nourriture, etc. qui arrivaient par camions et étaient acheminés à l’intérieur vers les différents blocs par voie ferrée.

Ces forts avaient une autonomie de trois mois. L’énergie électrique était fournie par des groupes électrogènes. En temps normal, l’air était aspiré depuis l’extérieur par les cloches « champignon » placées sur le toit et des prises brassant l’air dans les blocs d’entrée. En régime « air gazé », la salle des filtres faisait en sorte que les gaz n’entrent pas dans le fort. Une cheminée d’évacuation expulsait l’air vicié.

Le fort de Roquebrune était alimenté en eau par les sources ou des camions-citernes.
Voilà donc quel était le but de cette randonnée. Il faut préciser que ce fort a été construit à flanc de colline, au cœur d’une forêt de pins, de châtaigniers et de chênes. Il surplombe la ville de Menton et offre une vue imprenable sur la Méditerranée.

Nous étions seize marcheurs (dont trois enfants) à crapahuter sur le sentier reliant les différents blocs.

Revenus à notre point de départ, nous avons pique-niqué sur les bancs prévus à cet effet et une fois le repas terminé, sommes partis visiter le pittoresque village de Gorbio, avec ses vieilles rues « obscures » et son orme planté en 1713.

Excellente journée qui a permis toutes ces découvertes hors des voies touristiques de la Côte d’Azur.



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