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Les 21 participants à cette sortie ont tous été à l’heure même presque en avance.
Le Gouffre Géant de CABRESPINE est accessible au public depuis 1988 après la réalisation de quelques aménagements. Sa découverte remonte à 1968 par le spéléo-club de l’AUDE. Au fond du gouffre, s’écoulent les eaux de la CLAMOUX, infiltrées sur une dizaine de kms, dont le lit est taillé dans du marbre bleu, pour réapparaître au pied des châteaux de LASTOURS.

10h30 notre Guide, dirige le groupe dans l’enceinte du Gouffre ou nous visualisons l’immensité du lieu. La visite se situe sur « les balcons du diable » qui surplombent à 200 mètres de fond. Une passerelle, un peu tremblante à son extrémité, permet d’apprécier sa profondeur.

Les dimensions du gouffre tournent autour de 80 mètres de large pour 145 mètres de profondeur, riche en « SPELEOTHEMES » : disques, stalactites, stalagmites, aragonites, draperies, colonnes, cascades… La température est de 14 ° toute l’année.

Nous nous rapprochons des salles rouges, magnifiquement éclairées, ainsi nommées pour les teintes ocre vif dues à la présence d’oxyde de fer, qui contiennent des disques (énormes plateaux de cristallisations suspendues à la voute et dont le poids peut atteindre plusieurs centaines de kilos). Certains disques sont supports de stalactites, dans ce cas, ils sont appelés des lustres. On peut voir, une grande variété de cristallisation exceptionnelle de calcite et d’aragonite.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une fois les lumières éteintes, la vie est riche au cœur du Gouffre et dans son réseau de cavités. Des milliers de chauves-souris vivent, en effet, dans la partie basse du gouffre. Pas moins de 10 espèces sont recensées sur les 30 présentes en France.

La visite touchant à sa fin, nous nous rapprochons de la sortie, où sont entreposés des jarres, des tonneaux, des bouteilles contenant des vins de différentes propriétés locales pour vieillissement dans l’un des plus grands gouffres d’Europe. Est également présent un tonneau de whisky pour expérimentation.

Nous rejoignons, Villeneuve de Minervois, où, notre ami Jean-Pierre a géré l’aspect restauration, le repas servi a été à la hauteur de nos espérances. Merci à lui.

A 15 H, nous nous retrouvons au Château de PENNAUTIER, château édifié en 1620 en forme de U par Bernard de Reich, seigneur de PENNAUTIER et Trésorier des Etats du LANGUEDOC. En 1650, son fils Pierre Louis de PENNAUTIER, Trésorier des Etats du LANGUEDOC et Receveur Général du Clergé de France, succède à son père et entreprend l’extension du Château appuyé par l’architecte LE VAU et le paysagiste LE NOTRE. Le Château de PENNAUTIER est également surnommé : le Versailles du Languedoc.

Après diverses successions, en 1919, Paule BEYNAGUET de PENNAUTIER épouse le Comte Christian de LORGERIL, le couple entreprend alors la rénovation du château après 50 ans d’abandon, ils font coiffer la façade d’un fronton marqué aux armes de leur 2 familles.
Actuellement Nicolas et Miren de LORGERIL, sont la 9° génération d’une même famille au sein du château de PENNAUTIER et exploitent 150 hectares de vignes dans le secteur.

Nous visitons l’intérieur du château et plus précisément le rez-de-chaussée, nous nous trouvons dans la chambre du roi, effectivement LOUIS XIII aurait séjourné en ce lieu et aurait offert son mobilier de voyage à son hôte en remerciement.

Dans la continuité nous visitons le salon CHOISEUL, puis divers salons ornés de magnifiques croquis ramenés par Jacques de BEYNAGUET (1753 - 1814) au cours de ses voyages dans le monde. Et pour finir la salle de réception qui accueille des événements.

Sur la propriété, nous pouvons visiter la petite chapelle et déambuler dans le parc.

Notre sortie s’achève, il ne nous reste plus qu’à reprendre le chemin du retour pour rejoindre nos foyers respectifs.
Un grand merci à Françoise, pour les choix et l’organisation des visites de cette journée.
Merci à Marie-Claude pour la gestion du covoiturage et merci à Claude pour l’illustration du compte rendu.
Bonnes vacances à tous.
Alice