ASSEMBLÉE GÉNÉRALE FÉDÉRALE LCL (LE CREDIT LYONNAIS) DU 19 AU 24 MAI 2025 A ERQUY COTES D’ARMOR
Les Bertons, j’les aimons ben. Les gâs pass qui sont acheru et les coèffes pass que sont allantes
La bonne idée qu’il a eu notre ami Jean-Pierre de nous inviter dans ce coin charmant de Bretagne, dans un domaine hôtelier qui était à l’origine un lieu d’hébergement de tailleurs de pierre à partir du célèbre « granit rose ».
Appartements rustiques mais confortables, une table savoureuse et un personnel aux petits soins pour cette bande de vieux fous que nous sommes.
Nos responsables, sérieux et en costume cravate ou robe stricte, Président Kleiber en tête, étaient déjà au travail quand les pèlerins sont arrivés en ordre dispersé. La fatigue du voyage et le repas plus chargé qu’à l’accoutumée ont envoyé tout le monde au lit de bonne heure…….C’était le lundi.
Mardi matin, pendant que les Administrateurs étaient au travail, deux cars ont emporté les touristes visiter le port de pêche d’Erquy où notre guide, Quentin, nous a appris plein de choses intéressantes sur le port et la pêche à la coquille St Jacques, bien sûr, et les alentours naturels le tout avec beaucoup de connaissances distillées avec un humour décapant. Retour pour le repas de gala, le mot n’est pas trop fort, avec nos encadrants retrouvés. Le menu aurait été indigeste à énumérer mais il a été très agréable à déguster. Après-midi, bis repetita mais au Château de la Hunaudaye, aux environs et en ruines mais suffisamment consolidées pour être visitées et aussi explicitées par un autre guide très calé et en verve. En soirée, un ancien pêcheur-humoriste local a su nous distraire un moment.
Et nous voici déjà mercredi avec, ô surprise, un ciel voilé et quelques gouttes de pluie ; ce n’est pas l’idéal pour parcourir le marché de Matignon, riche en produits de la mer et maraichers. Petite parenthèse historique : le Prince Antoine 1er de Monaco n’ayant pas de fils légitime décide de marier sa fille aînée, Louise-Hippolyte Grimaldi à Jacques-François Léon de Matignon qui, suivant la tradition monégasque, abandonne son nom au profit de celui de Grimaldi. En 1723, Jacques III achète ce qui deviendra « l’Hôtel de Matignon » actuelle résidence des chefs de gouvernement français. Au déjeuner, approche du « kouig Amann », célèbre gâteau breton, véritable remède contre la cellulite.
Après midi, à Saint Malo que nous ne vous ferons l’injure de ne pas connaître, on pourrait chanter « ….non, je n’ai pas changé… » mais que de monde ! Enfin, après dîner, nous replongeons dans les fêtes campagnardes d’antan avec la Troupe « Cercle Celtique En Avant Deux de Fréhel ». Et tout le monde danse.
Jeudi matin, là c’est sérieux ; on a passé la frontière pour se retrouver en Normandie, à Cancale, juste à l’heure pour déguster les célèbres huîtres, creuses et plates, avec un petit coup de blanc, hem, c’est exquis, non pas Erquy, exquis et tout de suite la Baie du Mont St. Michel qui n’en finit pas. Pause déjeuner avec, devinez quoi….une omelette type « Mère Poularde » onctueuse et savoureuse. Dernière bouchée et tout le monde dans la navette qui nous dépose au pied du Mont, au milieu d’une foule innombrable, non pas de pèlerins, mais de touristes surtout étrangers et des bandes de gamins bruyants et chahuteurs. Les plus courageux d’entre nous attaquent les 350 et quelques marches jusqu’au sommet, les autres s’éparpillent dans les boutiques ou sur les remparts. En fin d’après-midi, retour dare-dare au Roz Armor où une bonne marmite de petites moules nous attend. Pour clore la soirée, des vœux de « bon anniversaire » aux heureux récipiendaires du jour et l’exhibition en costume d’un mousquetaire au grand nez dans une tirade assez appréciée du public. Et….au dodo.
Vendredi, départ de bonne heure pour Ploumanac’h et dans un environnement d’énormes rochers, de quelle couleur, hein ?....rose évidemment, bonne promenade sur le chemin des douaniers le long de la mer dans laquelle on peut se noyer car il y a sur place un canot de la SNSM. Notre guide nous a expliqué, photo à l’appui comment on réanimait les noyés dans le temps. La pudeur légendaire du rédacteur l’empêche d’être plus précis mais vous pouvez demander à votre voisin ou voisine. Déjeuner sur le quai d’embarquement, mais dans un restaurant, quand même et hop, on saute dans la vedette qui nous emporte vers cette petite merveille qu’est l’Ile de Bréhat. Des maisons magnifiques au milieu d’une végétation taillée au ciseau de coiffeur, bref le paradis que l’on a découvert en empruntant un chemin qui serpente justement entre ces propriétés. Et c’est déjà le retour. Mais, point d’orgue de la journée, un super repas de fruits de mer précédé d’un apéritif et terminé par une omelette norvégienne d’une grande tenue.
Et le rideau tombe sur ce séjour qui restera dans les mémoires tant il a été réussi en tous points : le site, les logements, l’accueil, la cuisine, le service et bien sûr les visites portées à bout de bras par une équipe de guides de très bonne facture.
Kénavo et rendez-vous en 2026 dans les Vosges !
Pierre SEVEAU
Traduit du Gallo : Les Bretons, on les aime : les hommes pour leur courage et les femmes pour leur beauté.
1. AMICALE DES RETRAITES CL - LCL DU LANGUEDOC - ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de la FÉDÉRATION LCL, 30 mai 2025, 15:08, par Michel Gigon
Grâces soient rendues à Pierre, pour son compte-rendu, concis et exhaustif, de ces folles journées. C’est dans une ambiance bon enfant, propice à nos retrouvailles annuelles, que nos zygomatiques ont pleuré de rires irrépressibles, que nos papilles et pupilles ont goûté, sans retenue ni modération, à d’autres plaisirs, plus sensuels et culturels.
Bien qu’étant habitués à tes talents d’humoriste conteur, ton entrée en scène, théâtrale et haute en couleurs, mais également ta performance mémorielle d’un Cyrano -plus vrai que nature, auront une fois encore, surpris et rassuré, plus d’un(e) présent(e)s.
Malgré le bruit ambiant, ton public aura pu savourer les mots de la célèbre et longue tirade, de la scène 4, pétillante d’esprit et de rouerie, scandée par l’obsédé « textuel » qui circulait entre les tables, au plus près de son auditoire, attentif au contenu de son assiette, mais qui n’en buvait pas moins ses paroles.
Chapeau l’artiste !!
Très amicalement,
Michel Gigon, Amicale de Melun