BERLIN du 12 au 15/09/2025
Nous sommes à l’aéroport de Nantes le 12/09 en fin de matinée pour un départ à 13h00 à destination de Berlin Brandenburg BER. Nous retrouvons bien sûr les 28 participants de Seniors Finances 44 que nous avions rencontré le 9/09 pour recevoir les dernières informations de Voyel.
Nous enregistrons les bagages et remarquons que nous serons accompagnés par des représentants des Entreprise du Voyage de Centre-Ouest qui pour leur quatrième convention vont également à Berlin. Ils vont visiter la ville, participer à des conférences et des
ateliers et cela dans notre Hôtel le ‘’Park Inn Alexenderplatz’’. Il comporte 36 étages, placé à deux pas de la Berlin Fernsehturm, la tour de la télé, il pourrait presque la concurrencer au niveau de la hauteur. Mais elle culmine à 368 mètres. C’est le bâtiment le plus visible de la ville et c’est l’attraction du quartier.
Nous sommes arrivés à Berlin avec vingt minutes d’avance sur le planning prévu. Mais tout va bien. Nous rencontrons notre guide, Isabelle Legrand. Son nom n’a pas vraiment une consonance
Allemande et elle parle parfaitement le Français et sans accent. Tout s’explique lorsqu’elle dit que son père est Français d’origine. Malgré que l’on nous a annoncé un petit aéroport il nous faut tout de même un certain temps pour, à pied, retrouver notre car pour un tour de ville. Classique !
Dans l’après-midi nous nous arrêtons, entre autres, près du mur sur lequel il y a de nombreux tags. Le 9 novembre 1989, le mur tombe. Dans une initiative spontanée, une longue portion de mur conservé est choisie par une centaine d’artistes afin d’immortaliser leurs œuvres
sur plus d’un kilomètre. Nous remarquons surtout, ‘’le baiser’’ iconique entre Brejnev et Honecker sur 15 m2. C’est le reflet d’une photo prise à Berlin en 1979.
Deuxième jour, le 13/09, nous démarrons la journée près de la porte de Brandebourg, puis le Check Point Charlie, le passage des étrangers entre l’ouest et l’est (il y avait également le poste-frontière de la gare de Friedrichstraße). Ensuite nous nous dirigeons vers le Palais du Reichstag. Sur la terrasse nous allons déguster un gâteau et un café avant de rejoindre la coupole de verre conçue par Sir Norman Foster. Certains sont montés sur la rampe hélicoïdale qui mène au
sommet afin d’avoir une vue panoramique. Le groupe de 38 personnes dont Isabelle dit qu’il est trop important est séparé en deux avec l’arrivée d’un second guide, Jean-Charles. Nous traversons le Mémorial de l’holocauste, un labyrinthe composé de 2711 blocs de béton installés à l’emplacement du bunker de Joseph Goebbels. Les deux groupes se retrouvent sur la place Gendarmenmarkt entre l’église Française des Huguenots et la cathédrale Allemande. Nous
rentrons à l’hôtel.
Troisième jour, le 14/09.Nous partons pour Postdam et le château Sans souci. En cours de route nous nous arrêtons au pont de Glienicke sur la Havel. Il est appelé le pont des espions car il servait, durant la guerre froide, de lieu pour la plupart des échanges d’espions entre
les deux camps. Dans les jardins du château se trouve un superbe moulin à vent. Puis nous visitons le Sans Souci et prenons une photo du groupe sur les marches du perron. De là, nous nous installons dans la salle à manger du restaurant des jardins. De retour dans le centre-ville de Berlin nous nous arrêtons à l’Eglise du souvenir construite en 1895, érigée en mémoire de l’empereur Guillaume 1er. Elle fut gravement atteinte lors de bombardement en 1943. Elle est surnommée la dent creuse. Tout à côté furent construits dans les années 50, le bâton de rouge à lèvres (le clocher) et le poudrier (la nouvelle église). Cette dernière devient sublime le
soir lorsque les 20000 blocs de verre bleu, fabriqués à Chartres, percent le ciel. Après cette visite retour à l’hôtel.
Quatrième et dernier jour. Nous partons tôt pour le mémorial du mur au 111 Bernauer Straße. Il s’étend des deux côtés de la rue. Nous ne visitons pas le musée mais seulement la partie en plein air qui se compose d’une vaste pelouse sur laquelle un mur commémoratif contient les photos de nombreuses victimes qui ont tenté de passer de l’Est à l’Ouest. Puis nous revenons à côté de notre hôtel. Nous prenons l’ascenseur qui nous propulse en 40 secondes à 200 mètres de haut. Nous sommes au sommet ou presque de la tour de la télévision Fernsehturm (la pointe d’asperge : téléspargel). Ses 368 mètres sont visibles de n’importe quel point de la ville. Depuis cette
plateforme, à travers la verrière, la vue porte jusqu’à 40 km. Il ne faut pas oublier que l’aéroport nous attend pour le retour et nous voyons rapidement la Fontaine de Neptune, l’Ecole européenne de gestion et technologie vitaux, le Château et enfin la Cathédrale. Ces sites de moindre intérêt touristique achèvent notre séjour bien rempli.
Pour ma part, revenir à Berlin après l’avoir découverte en 1967 fut une expérience profondément émouvante. À l’époque, la ville était marquée par la division : le Mur dressait une frontière entre deux mondes. Nous ressentions une certaine tension. Je me souviens des regards furtifs, tout particulièrement dans le métro, des rues figées dans l’attente, et de l’impression d’être au cœur de l’histoire en suspens.
Aujourd’hui, Berlin est méconnaissable. Les cicatrices du Mur sont devenues des lieux de mémoire, les quartiers autrefois austères débordent de vie.
Chantal et Marc






























